"Bon, appelons un chat un chat. Le rock'n'roll est mort. Plus mort que les années quatre-vingt. Plus mort que Liberace. Plus mort que le pénis du pape. Mort, un point c'est tout. Bill Haley, la première vedette blanche du rock'n'roll, est arrivé, s'est transformé en un tas de merde et a disparu en un clin d'œil, dès l'été 1954. Autrement dit, le cycle était déjà achevé, la bête du rock'n'roll avait été domptée pour se faire admettre dans l'arène du spectacle de masse, avant même qu'Elvis (encore un sacré connard) n'arrive. Elvis a parcouru à son tour tout le cycle en m'espace de six mois : dans "Milkcow Blues Boogie" ("Le Blues-Boogie de la vahce à lait"), son troisième disque, enregistré en décembre 1954, la puissance brute était déjà devenue de la guimauve..."
(Nick Tosches, Héros Oubliés du Rock'n'Roll)
Comment lui donner tort quand on voit Elvis chanter qu'il préfère être un ours en peluche plutôt qu'un tigre ou un lion ? Qu'il demande à sa chérie de le tenir en laisse et le conduire partout ? "Le rock'n'roll est mort" ?
"I don't wanna be a tiger
Cause tigers play too rough
I don't wanna be a lion
Cause lions aint the kind You love enough.
Just wanna be, your teddy bear
Put a chain around my neck
And lead me anywhere
Oh let me be Your teddy bear"
"I don't wanna be a tiger
Cause tigers play too rough
I don't wanna be a lion
Cause lions aint the kind You love enough.
Just wanna be, your teddy bear
Put a chain around my neck
And lead me anywhere
Oh let me be Your teddy bear"
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